vendredi 16 mars 2007




Dimanche matin, jour de spiritualité.
Sur un fond de religion catholique, on adapte les rituels et les croyances Mayas. Le petit Jésus arbore le costume local, on s'enivre d'encens et on boit du coca pour que de bons rots fassent sortir les mauvais esprits, c'est original.













Vendredi, je pars vers le lac Atitlan ou je retrouve Pauline qui a elle aussi subi l'épreuve du bus pendant 10h.
Ici, villages Mayas, eaux limpide et volcans majestueux.









Deux jours de bus vers Guatemala city et rencontre avec un francais et un japonais pour partager le taxi direction Antigua. Pour nous mettre dans l'ambiance de cette ville inhospitaliere, nous sommes bloqués sur la route parce qu'on vient de tuer quelqu'un dans sa voiture...il est midi, notre chauffeur ne semble pas tres ému de la situation, bienvenu dans la jungle urbaine qui restera pour moi ville de transit!

Jeudi 8 mars, nous voici a Antigua, ville coloniale, charmante et calme, je respire.

mardi 6 mars 2007


Dimanche soir, je rentre.
Les poules n´ont toujours pas de dents mais elles prennent le bus...
Deux jours sont passés a Managua: articles, cartes, graphiques et pro-ble-ma-tique. J´ai la tete ailleurs et les choses ne se décantent pas tres facilement pour trouver mon village d´étude.
Alors je m´arrache! Je vais lire et reflechir dans un bus pendant deux jours direction Guatemala, via Honduras et El Salvador.
Rendez vous avec Pauline, celle sur qui je vais deverser toutes mes frustrations en matiere d´expression orale, de subtilité de langage et de point de vue européen, celle avec qui je vais aller voir des lacs, crapahuter sur des volcans et admirer les vestiges de civilisations Mayas.

Condega vu d´ici bas: drapeau sandiniste, Daniel Ortega élevé au rang de star, maisons extensibles, déchets éparpillés et pas grand chose dans l´assiette.


Condega vu d´en haut

Condega, donc, pour rendre visite a Veronica, une amie d´une amie finlandaise rencontrée a Stockholm. Elle travaille ici pour une ONG qui s´occupe de jeunes en mal d´activités culturelles et aussi d´entourage familial, quand papa n´a laissé que sa petite graine et que maman doit partir travailler au Costa Rica pour gagner sa croute.
La demoiselle parle 5 langues, et ca c´est pas juste!
J´avoue que j´ai toujours du mal a exprimer en espagnol toutes les subtilités de mes songes...Ma petite Mémé qui s´en va bien loin de moi et un environnement chamboule-tout s´entremelent.
Respiration, observation, concentration, emotions...

Ce week end, je monte dans un bus qui ressemble a un manege, direction Condega...
A l´intérieur, des légumes, des fruits, de l´eau, des gens qui s´entassent tant bien que mal et un pretre évangéliste qui s´égosille pendant 20 minutes avant une séance particuliere sur un passager : une mise en scene virant a l´exorcisme et quelques cordobas dans la poche du monsieur, Amen!

jeudi 1 mars 2007

Privés de photos...
Eh oui, chers compagnons virtuels de voyage, les cocotiers, les hamacs, le sable fin ainsi que toutes formes de luxe exotique, on oublie... On passe a autre chose, le Costa Rica n´était qu´une illusion, l´Amérique centrale version tourisme, réserves naturelles et jeunes européens en ballade.

Alors on reprend son souffle, on médite pendant 9 heures dans le bus qui traverse une frontiere significative et en arrivant a Managua, capitale du Nicaragua, les choses se bousculent un peu...

Privés de photos donc parce que je n´exiberai pas mon super numerique ici... Raison numero 1, par decence, raison numéro 2, parce que je tiens a ma vie et a mon super numérique!
Managua est donc une ville disons surprenante. Bienvenu dans une capitale du Tiers monde un peu hors catégorie, quand un tremblement de terre et un houragan sont venus s´ajouter a la misere generalisée.

Je suis donc accueillie chez les enfants d´une dame qui travaille pour une association de migrants qui va m´aider pour mes enquetes. Quxabel (vous etes bien embetés pour la prononciation hein...) la fille, son copain Inty, et le grand frere Gustavo Ernesto (ca sent le revolutionnaire a plein nez, j´y reviendrai).

Le premier jour, je decide de partir faire ma petite virée "découverte et initiation" vers le marché et le centre historique, ou ce qu´il en reste, mais on m´invite gentiment a calmer mes ardeurs et a accompagner docilement Quxabel a l´université et dans un quartier plutot calme ou j´ai eu le loisirs de pratiquer mon espagnol sur un petit vieux alcolisé pendant qu´elle était en cours (et ca, ca vault le double de points en comprehension orale!).

Le lendemain, d´accord, on va au marché ensemble... Trois cordobas en poche, et nada mas... Impressionant: la foule, la misere, la tension parfois, et la débrouille surtout. Tu as pas de travail? Mets ton bebe dans un cadi, fait une grande tambouille a coté et ouvre un "restaurant", vends des cotons tiges, coupe les cheveux, ou propose des glacons aux conducteurs assoiffés et assechés...
eventuellement, deviens voleur, trafficant de drogue ou d´armes, c´est une alternative...

Pas d´angoisse, je suis tres bien entourée, ils me conseillent, m´accompagnent et m´expliquent comment les choses fonctionnent. Une famille modeste et une histoire revelatrice: Papa est mort pendant la révolution sandiniste et Maman était commandant pendant cette meme guerrilla, elle en a vu des vertes et des pas mures, a voyagé en URSS et en Birmanie pour échanger avec ses collegues révolutionnaires et a élevé ses enfants dans un bain de conscience politique, d´ouverture et de lutte contre les inégalités qui sont ici criantes... hasta la libertad siempre!

Un peu retournée donc, mais fascinée en meme temps.
J´ai vu deux profs aujourd´hui: j´ai vraiment du pain sur la planche pour comprendre comment marchent ces fameuses migrations et pour trouver mes villages d´etude.

Demain matin, je pars dans le nord pour rendre visite a Veronica, une amie suédoise qui travaille pour une ONG. Histoire de changer d´air parce que c´est quand meme un peu pesant, et de voir la campagne, les vaches, les montagnes et les plantatins de coton...

je sortirai mon appareil photo, promis
besos!

vendredi 23 février 2007


Après ces deux heures de tranquilité matinales, je pars faire une marche dans la réserve naturelle de Cabo Blanco.
La je dois confesser à tata Odile que je n'ai pas été très prudente: je suis partie toute seule pour 9 kms dans la forêt dense et hostile à la recherche de la faune costa ricaine. Léger détail: j'ai oublié d'emporter une bouteille d'eau, ils n'en vendaient pas à l'entrée et j'ai seulement eu accès à l'eau chaude qui circule dans les tuyaux sur la plage déserte qui marque la moitié de l'itinéraire.
Mais pas de panique, j'ai joué les Robinson, bu l'eau de la rivière, fait quelques brasses rafraichissantes dans l'océan et ai surtout ouvert grands mes yeux pour voir des singes hurleurs, des fourmilliers, des piverts et des papillons géants, même pas peur...
Au retour vers San José, j'intègre en douceur un peu de mes recherches à ces trois jours de vacances: j'ai discuté avec un Nicaraguayen qui travaille ici pour construire des résidences de luxe pour américains friands de terrains de golf verdoyants et de plages privées. Il a migré seul, quitté sa famille pendant 3 mois, travaille 7 jours sur 7 de 6h à 17h, et participe activement à la mondialisation!!
Son village au Nicaragua est rempli (ou plutot vidé) de migrants et il m'a proposé de me loger au cas où je veuille faire mon étude la bas.
Affaire à suivre...je pars pour Managua dimanche.


Les plus fins observateurs auront remarqué le nom du bateau...


Mercredi matin, debout à 5h30 pour observer le lever du soleil et les pecheurs qui entrent en action.
Mes chers amis dorment comme des bébés, je sirote du lait mélangé à du jus de mangue, la terre continue à tourner...

Petite baignade dans les eaux fraiches de la cascade de Montezuma

- Mr Faret, mon directeur de mémoire dans son dernier mail: "Delphine, comment avance l'affinage de votre problematique?"
- Delphine dans son hamac: "l'affinage de ma quoi?"

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